jeudi 9 avril 2009

I've been a wild rover...



Pour réfuter la question : «Gab, est-ce que c’est toi qu’on a vue à CNN entrain de balancer le pavé dans les fenêtres de la Banque d’Angleterre durant le sommet du G-20?», je vous assure que je n’ai rien à voir avec les manifestations du Poisson d’avril dans la City de Londres. J’ai plutôt pris part à celles du 2 avril! Malheureusement, nous n’avons pas encore réussi à faire la révolution… Tout porte à croire que V pour Vendetta restera de la fiction pendant quelques années de plus.


Ce qui m’a le plus marqué dans cette histoire, c’est l’attitude hypocrite et carrément répressive qu’ont adopté la police et le gouvernement britannique. Dans les jours précédents le sommet, on a prit soin d’organiser une belle campagne de peur et de propagande afin de dépeindre l’ensemble des manifestants tel de dangereux extrémistes en quête d’anarchie. Le spectre d’un nouvel attentat terroriste a même été mis sur la table afin de décourager les gens sensés de joindre les foules… Par conséquent, la grande majorité des londoniens semblaient terrifiés à l’idée de s’approcher des ignobles rebelles et les mobilisations qui auraient normalement attirées des centaines de milliers de personnes n’ont pas franchi la barre des 10000. Lors des démonstrations, les forces de l’ordre ont créés des enclos - où les protestataires sont restés enfermé pendant plusieurs heures - dans l’objectif avoué d’éviter les rassemblements. Belle leçon de démocratie! Finalement, la rencontre «historique» des dirigeants du G-20 a eu lieu dans un endroit isolé bien à l’écart de la ville, certaines lignes de métro furent fermées pour des questions de sécurité et les gendarmes fouillaient systématiquement quiconque ayant l’air le moindrement militant et les arrestations arbitraires se comptaient par centaines. Donc à mon sens, on peut très honnêtement - et même objectivement! - parler de répression. Si vous voulez davantage de détails sur les manifestations entourant cette fameuse rencontre, je vous invite à consulter les trois liens suivant :


Sur une note plus joyeuse, je reviens tout juste d’un voyage qui m’a fait découvrir une partie de l’Écosse et de l’Irlande. Édimbourg est une ville absolument époustouflante qui transpire l’histoire jusque dans chaque centimètre carré. Belfast demeure relativement peu développé pour une capitale occidentale et les cicatrices du conflit opposant les républicains irlandais aux loyalistes britanniques sont toujours béantes dans certains quartiers. Dublin, c’est Dublin! La Guinness, la musique folklorique, la météo dont l’humeur fluctue plus rapidement qu’une fille en SPM… Cette excursion m’a également permis de mettre mes talents de diplomate à l’épreuve étant donné que mon groupe comptait un pur et authentique conservateur du Midwest états-uniens. C’était comme un concentré inimaginable de tous les clichés déplaisants rassemblés en un seul individu! God bless!


Ce matin, il faisait 20 degrés Celsius et l’appel à mes bermudas vieux de 10 ans s’est soudainement fait entendre. Quel mélange de surprise et de consternation fut ce moment où j’ai été forcé d’admettre que j’avais engraissé d’une manière non-négligeable… J’arbore désormais un petit tire d’été qui a trahit à jamais mon fervent amour pour la Guinness. J’apaise mon chagrin en me rappelant que ce fortuit embonpoint ne m’a fait passer que du statut de maigrichon à celui de svelte.













Bien qu’ayant quitté un campus universitaire jadis en pleine effervescence, je le retrouve dans un état quasi comateux et vidé du plus clair de ses étudiants. Nous ne sommes plus que trois dans un appartement conçu pour treize et le cours de la vie autrefois si animé a dirait-on repris le temps de souffler… Pour compenser, le ravissant Janot lapin de Pâques m’égaye de sa chaleureuse présence jusqu’au 18 avril prochain! Cette semaine sera aussi celle où la présence de Québécois n’aura probablement jamais été aussi forte à l’Université de Essex. En effet, l’irrésistible Marie-Anne Paradis - cet être enjoué qui voyage avec Jeanne depuis octobre 2008 - nous offrira à tous le privilège de sa délicieuse compagnie. De plus, mon compagnon trisalmonien Pierre-Yves Robert ainsi que son ami voyageur Alexandre Hamlyn seront de passage par chez moi! La poutine et le sucre à la crème risquent donc de caractériser notre premier repas!

Cette statue est maudite; quiconque s’en approche un peu trop se retrouve subitement avec une main invisible qui en vient à diriger l’ensemble de son existence… Prenez garde à ce prophète de malheur! Les non-économistes peuvent se référer au lien suivant pour s’initier à la pensée d’Adam Smith :

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