Tiens tiens, mars se pointe déjà le bout du nez! Ou ne serait-ce pas plutôt mai…? La météo britannique est au moins deux mois en avance sur celle du Québec, ce qui est effectivement très dommage... J’avoue me promener fréquemment en t-shirt, tout en admirant l’épanouissement
des tulipes en compagnie de mes amis les deux cygnes; vous savez, ceux qui sont devenus célèbres après avoir transporté Clara et Casse-noisette jusqu’au Royaume des poupées. Au risque d’être encore plus insolent, je vous rappel que je suis sur le point d’entamer ma dernière semaine de cours. Après quoi, je pourrai profiter pleinement de vacances d’une durée d’un mois pour cause de célébration de la résurrection de Jésus-Christ.
Pour ceux qui craignent de mes études d’économie pourraient en venir à aliéner mes aspirations pour le progrès social, je vous assure que je demeure bien fidèle à mon étiquette de hippie qui se bat pour des causes qui n’intéressent pas le commun des mortels. Histoire de me donner beaucoup de labeur pour informer quelques insignifiants illuminés de la Human Right Society dont je fais parti, j’ai cru bon animer une petite conférence portant sur l’enfant-soldat canadien toujours détenu à la prison de Guantanamo, notre compatriote Omar Ahmad Khadr. Par conséquent, ce fut avec un mélange de tristesse, de plaisir et d’amertume que j’avoue avoir tenté de déconstruire la réputation du gouvernement canadien en matière de respect des droits humains. Bien fait pour toi Stephen!
Par ailleurs, vous avez probablement appris que la fragile paix qui régnait depuis quelques années en Irlande du Nord a récemment été troublée par l’assassinat de trois officiers britanniques. Alors que ces événements ne figurent probablement pas parmi les premiers sujets abordés par Céline Galipeau au téléjournal de 22h, je vous assure que les britanniques sont très anxieux à l’idée que les attaques terroristes perpétrés par les ultranationalistes irlandais puissent recommencer de plus bel. C’est donc avec une certaine appréhension que je me rendrai à Belfast la semaine prochaine, tout en me croisant les doigts pour que les aspects les plus sombres de ce conflit ne demeurent qu’un mauvais souvenir pour tout le monde.
À mon retour de ce pays dont l’histoire presque aussi triste qu’une page d’un quotidien dédiée à une autre anecdote pathétique dans la vie de Michèle Richard, je prévois faire un petit détour par Londres afin de participer aux mobilisations entourant la tenue du sommet du G-20, question de rappeler aux dirigeants des vingt plus grandes économies mondiales que la crise financière est l’occasion idéale pour entreprendre une réforme progressiste des systèmes financier et commercial internationaux. Je crois que l’espoir demeure toujours au menu, comme en témoigne ce graffiti qui casse la baraque :
Après tout cet émoi, une certaine Jeanne Couture m’offrira son agréable compagnie en venant passer une dizaine de jo
urs dans ma somptueuse résidence universitaire. En tant que mâle dominant de notre couple, c’est la condition que je lui ai imposé pour qu’elle ait le droit de se lancer à la découverte de l’Europe jusqu’à son retour au Québec en juin. Si tout va comme prévu, je devrais aller lui rendre visite à Florence aux alentours du 19 mai en fin d’après-midi. D’ici là, je vous promets de vivre un paquet de péripéties qui seront l’objet de mon prochain billet!
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